Quand on vit à l’année sur les routes, on a des contraintes qui n’existent pas dans une maison. Zoom sur les équipements nécessaires autour de l’eau.
Temps de lecture : 4 minutes.
1 – Un tuyau d’arrosage
Premier objet du starter pack « se ravitailler en eau », le tuyau d’arrosage pour remplir son réservoir. On peut juste opter pour un modèle pouilleux à 5 euros.

Pensez à le ranger correctement, sous peine de le retrouver entortillé de noeuds marins complexes.
Conseil d’ami : parfois, un tuyau est mis à disposition, déjà branché au robinet. Enlevez-le et mettez le votre. Je ne veux même pas vous dire combien de personnes j’ai vu utiliser ces tuyaux pour les mettre DANS leur cassette à caca afin de la rincer. À la vôtre.
2 – Un système de filtration
L’aventure, c’est l’imprévisible. Et l’imprévisible se trouve au fond de votre cuve d’eau après trois jours de stagnation. Car dans un camping-car, l’eau est stockée dans une grande cuve en plastique. Cette eau stagnante peut servir à se laver, mais elle ne peut pas être consommée, à moins d’avoir un système de filtration, ou de la faire bouillir.

Dans notre cas nous avons multiplié les filtrations : un premier filtre à sédiments, un gros filtre en céramique (Lilly) pour tous les polluants, et on finit en passant l’eau dans une Berkey. Une Berkey c’est une machine à filtration gravitationnelle, avec des filtres à charbon (ils durent 10 ans).
Je vous jure que quand on voit l’état des filtres sédiments et céramique après deux semaines, on se félicite de les avoir.
Conseil d’ami : On trouve souvent des filtres à monter sur son tuyau de remplissage. Quel intérêt, puisque ça va stagner et se charger en bactéries une fois dans la cuve. Nous avons donc monté la totalité des filtres APRÈS la cuve à eau.
3 – Une prise voleuse
La Vanlife, c’est 5% de couchers de soleil sur Instagram et 50% de négociations avec un robinet qui n’a pas de filetage, ou un filetage chelou. On détaillera le reste des % ultérieurement.

Une prise voleuse, compatible à tous les robinets, est un investissement (7-10 euros) indispensable pour être assuré de pouvoir se remplir n’importe où.
Conseil d’ami : prenez plusieurs prises voleuses. Une pour les petits robinets, une pour les gros.
4 – Un jerrican pliable
Si vous pensez que le plus dur en camping-car c’est les créneaux, c’est que vous n’avez jamais essayé de remplir une cuve de 100 litres avec une vieille bouteille, parce que vous ne trouvez que des fontaines à eau.

Et c’est là qu’on est content d’avoir un jerrican pliable. Pour aller se remplir à n’importe quel robinet intérieur, ou fontaine à eau.
Conseil d’ami : si vous avez la place, prenez aussi un arrosoir, bien plus pratique.
5 – Des bouchons de bonde
Avoir de l’eau commence par ne pas la gaspiller. Adieu vaisselle et lessive à grande eau. Bonjour bouchon au fond de l’évier pour réutiliser l’eau. Un réflexe qu’on n’a pas franchement quand on a l’eau à volonté.
Et puis on ne va pas se mentir : si vous n’avez pas de bouchons de bonde, vous ne voyagez pas en camping-car, vous voyagez dans une fosse septique mobile. L’odeur d’égout des eaux sales remonte au moindre mouvement.

Conseil d’ami : mettez des cornichons quand vous vous faites une tartine de pâté.

