Du lac majeur aux vestiges romains d’Aquilée, en passant par Venise, nous avons parcouru toute l’Italie du nord. On ne va pas tourner autour du pot : certains lieux sont surcôtés. Mais pas les pizzas.
Temps de lecture : 10 minutes.
Le récap de la flemme
On fait quoi ? On mange des pizzas en buvant du prosecco sur un Vespa tout en lançant les croûtes aux pigeons. La dolce vita quoi.
Combien de temps ? Deux à trois semaines sans se presser pour notre itinéraire.
Combien ? Faire son plein de courses coûte vraiment moins cher qu’en France, de l’ordre de 15% je pense. Les restos de pizzas ne coûtent pas cher non plus. Comptez 10€ max pour une belle pizza bien garnie. Pour les visites en revanche, prix similaires.
3 mots de vocabulaire ? Ciao (bonjour/au revoir), grazie (merci), Vaffanculo (svp).
3 immanquables ? Venise, Padoue. Ça fait deux, faites avec.
Points d’intérêt
Lac Majeur
Nous avions prévu d’aller au lac de Côme, mais la manoeuvre semblait compliquée en camping-car avec un bébé, vu les traversées nécessaires. Julien voulait abandonner le bébé pour y aller quand même. Bravo l’instinct paternel. J’ai dit non. Finalement, nous avons fait le lac majeur et ses célèbres îles Borromées.

La plupart des gens prennent le bateau depuis Stresa. Mais en réalité, les navettes fluviales qui vont aux îles Borromées s’arrêtent à plusieurs endroits. Dont Baveno, une jolie petite commune où nous avons trouvé un spot gratuit et au calme, à 5 mn à pied de l’embarcadère, idéal camping-car. Pour l’anecdote fun, notre chat s’est barré toute une nuit dans la ville. Avant de revenir la bouche en coeur le matin. Une nuit de stress. Merci le chat.
Pour la traversée vers les îles, comptez 8, 11 ou 15 euros (a/r) selon que vous faites 1, 2 ou 3 îles. Traversée de 10 mn depuis Baveno.
L’île des pêcheurs est le premier stop. C’est petit, couvert de restaurants, mignon. Rien de particulier à y faire, en 30 mn c’est plié à moins de vouloir y déjeuner.
L’île suivante est Isola Bella, où on trouve un somptueux palais italien, avec des extérieurs grandioses. Le prix d’entrée est prohibitif, 27 euros par personne, mais c’est beau, et il n’y a de toute façon rien d’autre à faire sur l’île (qui est petite par ailleurs), donc tout le budget passe là dedans.





La troisième île, isola Madre, est la plus grande. Elle est réputée être moins belle qu’isola Bella, mais elle possède tout de même son palais et un jardin botanique. Nous ne l’avons pas faite, avec les horaires d’un bébé le timing était trop juste (comptez grosso modo le même prix que pour la visite d’isola Bella, donc une vingtaine d’euros par tête).
Ma note : 3.5/5. Prendre le bateau, c’est toujours cool.
Monza
Connue pour son circuit de Formule 1, la ville abrite un Palais Royal et l’un des plus grands parcs clos d’Europe. Un stop agréable mais pas incontournable. Le palais royal se visite mais de l’extérieur c’est déjà sympa, et la visite de ses jardins est gratuite.



À littéralement deux pas se trouve le parc de Monza. C’est immense, et il y a une sacrée colonie d’écureuils. Idéal pour s’initier à la tradition pascale de Monza : la chasse aux écureuils. Ils ne sont absolument pas farouches, on a réussi à en tuer deux avec un bâton.
Ma note : 2.5/5. C’était sympa, ça s’arrête là.
Bergame
L’une des plus belles villes d’Italie. Voilà comment m’a été vendu Bergame. THE endroit à ne pas manquer, c’est la Città Alta (ville haute), entourée de murailles vénitiennes classées à l’UNESCO. Elle est accessible en funiculaire. Forcément moi j’étais à fond, j’adore les funiculaires, et si en plus c’est l’une des plus belles villes du pays… Allons-y.


Déjà, ça partait mal : nous sommes trompés de chemin pour y aller et avons dû faire toute la montée à pied. Du coup, au lieu de monter dans un mignon funiculaire pour rejoindre la cité haute, je me suis retrouver à cracher mes poumons au milieu de centaines de marches, avec l’impression d’effleurer du doigt une expérience de mort imminente. Un enfer. Non je n’en rajoute pas, c’était UN ENFER.

Une fois en haut, on se retrouve dans 5 rues médiévales, rien n’est piéton, même pas la place de la vieille ville (où on peut frotter l’emblème de la famille Colleoni, trois paires de couilles, sur les grilles de la chapelle. Je ne plaisante pas cette fois, pas comme pour la chasse aux écureuils).
BREF. On arrive au milieu de lourds travaux de chaussée, supplément supporters de foot anglais à se biturer dans la rue.



Alors oui c’est joli, la vue est belle, ok j’ai pu me consoler en mangeant une glace straciatella dans LA boutique qui a inventé le straciatella (La Marianna) mais, à refaire, en sachant tout ce que je sais maintenant, j’aurais plutôt été m’acheter un Mister Freeze chez l’épicier. En bas des marches.
Ma note : 3/5. La glace était délicieuse, la montée des marches l’était moins.
Crémone
Nous nous sommes arrêtés à Crémone un peu par hasard. Et nous avons bien fait. Entre son imposant édifice religieux, entièrement peint de l’intérieur, et ses jolies rues piétonnes, nous avons passés un bon aprem.





L’occasion de découvrir la moutarde de Crémone, une sorte de liquide piquant dans lequel marine des fruits confits entiers. Visiblement aussi connue que les pâtes en Italie… Jamais entendu parler. Mais on en a un pot désormais.
Ma note : 3/5. Encore un arrêt sympathique, mais qui ne mérite pas de détour.
Borghetto sul Mincio
« Adorable petit village médiéval gnagnagna« . Mensonge. Borghetto n’a pas grand intérêt. On parle de son magnifique pont : rien de fou, j’en suis venue à me demander si nous étions au bon endroit. La ville d’à côté possède quant à elle un grand parc, avec un labyrinthe. 20 balles l’entrée du parc, par personne : non merci, l’entrée est gratuite chez Jardiland et c’est tout aussi arboré.



On a préféré monter jusqu’au château, une visite gratuite (sauf la tour, 2.5 euros), faire la place centrale et se manger une pizza, la première du bébé. Moins cher que le parc, et plus facile à manger qu’un labyrinthe.
Ma note : 2.5/5. La même rengaine : arrêt agréable, rien de transcendant.
Padoue (Padova)
Je ne m’attendais à rien, agréable surprise. Padoue est une très belle ville, dont le centre est particulièrement agréable à explorer. Beaucoup de monuments et de bâti intéressants à voir. La basilique St-Antoine est évidemment un immanquable. Très joli jardin botanique, le tout premier au monde, agréable à faire par beau temps, avec de nombreuses allées et serres à explorer. On peut y passer 2h sans problème.






Ma note : 4/5. Allez, soyons fous.
Venise
Oui c’est joli. Mais mon dieu ce monde. C’est un peu notre faute j’imagine, puisque nous avons eu la bonne idée d’y aller pour le week-end de Pâques. Les monuments principaux (place St-Marc mais surtout le pont) étaient bondés. Mais Venise c’est grand. Alors en quelques pas, on s’éloigne de la foule, et on prend plaisir à découvrir les innombrables ruelles (étroites… Très étroites) de la cité des Doges.







Ma note : 4/5. Faut pas déconner, on ne peut pas mettre moins. C »est beau. On dirait Colmar, mais sans cigognes et avec plus de pizzerias.
Autour de Venise…
Si vous avez du temps, mettez-le à profit pour visiter les îles autour de Venise. L’île de Murano bien sûr, célèbre pour ses maîtres verriers, mais aussi l’île de Burano, célèbre pour sa dentelle, ou encore l’île de Torcello, une île sauvage avec une belle basilique byzantine.
Aquilée
Stop de dernière minutes car nous avions quelques jours à tuer dans le coin. Aquilée condense un nombre conséquents d’édifices et vestiges romains, ainsi que des musées autour de cette thématique. Forum, monuments, thermes, nécropole…



C’est pas Pompéi mais franchement, en prenant son temps, une journée n’est pas de trop pour tout voir, à commencer par la basilique datée de l’an 1000, dont le sol en mosaïque est le plus grand d’Europe.






Infos pratiques
Certains lieux sont gratuits, d’autres payants. Regardez ce que vous intéresse et voyez en fonction : un pass 48h pour accéder à tout coûte 20 euros pour un adulte ET un enfant.
Les infos sont très mal données sur le site, puisque le ticket d’entrée de la basilique à 12 euros comprend en réalité tous les autres sites payants du périmètre (salle nord et salle sud pour commencer, les domus également). La seule chose non incluse dans le billet à 12 euros, c’est le musée (son entrée coûte 14 euros).
Ma note : 3.5/5. J’aime bien ce genre de ville où tu peux papillonner de site en site.
Grado
Grado possède une grande plage de sable fin GRATUITE. Le mot est en majuscules car en Italie, les plages sont privées pour moitié, et payantes pour beaucoup. Julien voulait justement aller à la plage « pour faire plaisir au bébé ». Au final, il a passé 1h à capturer des crabes, des petits poissons et des langoustines dans un petit seau. J’ai dans l’idée que le bébé n’était pas le seul à s’amuser !

C’est très propre, pas de déchets ou de mégots, le pied. Par contre on ne vient pas ici pour faire des longueurs : la mer est très basse. On patauge, on se trempe les pieds ou les fesses, mais c’est tout. Du coup, avec un bébé, c’est la plage idéale.
Ma note : 4/5. Seule, j’aurais mis moitié moins. Mais le fait que l’eau soit basse et que le sable soit propre, ça fait toute la différence quand on a un bébé.
Trieste
Je la fais courte : on y va demain. Mais je n’avais pas envie d’attendre pour publier l’article. Au menu de la visite, la Piazza Unità d’Italia (la plus grande place d’Europe ouverte sur la mer), le Musée d’histoire naturelle, et la Piazza Transalpina, une place partagée entre l’Italie et la Slovénie. Ici, vous pouvez littéralement avoir un pied dans chaque pays.
Et aussi…
Voici quelques points d’intérêt que j’avais identifié mais que nous n’avons pas fait.
Lac de Côme : Varenna : village de pêcheurs pittoresque avec la « Promenade des Amoureux » et la Villa Monastero. / Bellagio : vieille ville, jardin, petit train, visite en bateau. Tout un programme.
Santuario Madonna della Corona : une église suspendue à une falaise verticale à 774 mètres d’altitude. Elle se trouve à Spiazzi, un peu au nord de Vérone. Prendre la navette bus 499, il y en a une toutes les 15 mn le week-end et 30 mn en semaine, à partir du 29 mars.
Vérone : Sur la route entre Milan et Venise, avant Padoue, la ville de Roméo et Juliette avec son balcon et ses arènes romaines.
Grotta Gigante (Sgonico) : c’est l’une des plus grandes grottes touristiques au monde. Sa salle principale est tellement vaste qu’on pourrait y faire entrer la basilique Saint-Pierre de Rome.
Château de Miramare (Trieste) : Un château blanc posé sur un éperon rocheux, face à l’Adriatique.
Pavie : célèbre pour sa chartreuse (Certosa di Pavia), chef-d’œuvre de la Renaissance. La ville posséde aussi un n musée d’histoire naturelle.
Maintenant l’Italie c’est fini. Coucou la Slovénie !


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