Croatie : l’enfer sur terre

Croatie : l’enfer sur terre
Le ciel de Split était aussi lourd que les Croates.

« Trop beau, pas cher, agréable »… Que des conneries. J’ai été en Croatie. Et j’en suis revenue. Top 5 des idées reçues autour de cette destination cauchemardesque.

Temps de lecture : 5 minutes.

En 2019, j’ai été en Croatie en sac à dos. J’ai détesté. Et j’ai écrit cet article, qui est donc une archive.
J’y suis retournée en 2026, en camping-car cette fois. Mon avis est-il resté le même ? Réponse en fin d’article.

Le recap de la flemme

On fait quoi ? Rien, à part se faire pigeonner.
Combien de temps ? De 1 à 2h. Le temps d’une liaison vers un autre pays.
Combien ça coûte ? Cher. Conseil : prévoyez du liquide, très utilisé dans le pays. Les distributeurs prennent des frais assez exorbitants dans tout le pays (de l’ordre de 10%).
3 mots de vocabulaire ? Zdravo (bonjour), šupak (connard), lopov (voleur)
Mes 3 immanquables ? Ahah. Ahahah.

Idée reçue n°1 : « La Croatie, c’est pas cher »

La Croatie est une destination abordable si vous allez dans les terres. Les prix pratiqués dans la capitale, Zagreb, sont similaires à ceux que l’on pourrait retrouver en France (cela reste donc tout de même assez cher). Mais les touristes qui vont en Croatie vont surtout sur la côte. Et là, les prix sont au minimum identiques à ceux que l’on peut trouver en France, voire… bien plus élevés.

Dans les villes un peu touristiques, le moindre plat dans n’importe quel petit resto vous coûtera 20€ (on parle bien d’un plat). Les déplacements sont également coûteux (à la fois dans les villes et en dehors). Et c’est sans compter les prix délirants des activités. 30€ par personne pour monter sur les remparts à Dubrovnik par exemple. De quoi donner des idées à Saint-Malo.

Petite journée, seulement deux touristes aujourd’hui.

Qu’on se le dise, tout est fait pour plumer les touristes. Pour l’anecdote, un jour, j’ai trouvé un sandwich à 4,5€ dans une gare routière. Si je m’en souviens, c’est parce qu’après tout ce que j’avais vu, je me demandais s’ils n’avaient pas fait une erreur sur le prix tellement ça me semblait bon marché.

Idée reçue n°2 : « La Croatie, c’est la douceur de vivre »

Je n’irai pas jusqu’à dire que tous les Croates sont des cons, mais je ne suis pas loin de le penser. Globalement désagréables, voire agressifs, la plupart ne voient les touristes que comme des portefeuilles vivants ou des envahisseurs. La moindre occasion est bonne pour pratiquer un peu de racket, et les Croates qui ne vivent pas du tourisme ne se privent pas pour vous faire comprendre que… bah que vous faites chier à être là, en fait.

Casse toi, connard de touriste. Et n’oublie pas de laisser tout ton pognon sur le comptoir avant de partir.

Un conseil en passant : évitez à tout prix la compagnie de bus locale, Croatia bus. Vous ne monterez pas dans le bus si vous n’allongez pas quelques euros de pourboire forcé au chauffeur. Même si vous avez votre billet. Plus quelques euros pour des frais imaginaires de mise en soute.

Chauffeur de Croatia bus, se baignant dans sa modeste piscine.

J’étais tellement vener de me faire racketter comme ça que, pour me venger, j’ai écrasé des gâteaux secs partout dans le bus.

Idée reçue n°3 : « La Croatie, c’est sublime »

Il faudrait être de mauvaise foi pour dire que la Croatie est moche. C’est joli. Mais les paysages n’ont rien d’uniques. On retrouve les mêmes en Grèce par exemple. On peut parler de Plitvicka (en s’éloignant de la côte) : ok c’est beau, mais on ne peut pas choisir de visiter un pays pour un seul et unique point d’intérêt. Les paysages croates valent-ils de se ruiner et de se faire regarder de travers par les habitants ? Perso, je ne trouve pas.

Idée reçue n°4 : « La Croatie, c’est dépaysant »

Sur la côte, passée la mer toute bleue, vous ne risquez pas d’être dépaysé. Les villes sont des odes au capitalisme, avec des boutiques à touristes en veux-tu en voilà. On peut toutefois noter l’effort pour excentrer les McDo, afin de laisser le champ libre aux petits commerçants qui vendent la même chose pour un prix multiplié par deux. Merci la Croatie.

Split, la ville du béton.

Idée reçue n°5 : « Il y a plein de trucs à faire ! »

Sur la côte croate, il n’y a rien à faire, rien à voir, rien à découvrir. Que celui qui me parle des vestiges romains disséminés de ci de là s’apprête à entendre un grand éclat de rire. Des vestiges dans lesquels on construit des dizaines de boutiques pour touristes ne sont plus vraiment des vestiges. Dans les terres, ça n’est pas la folie non plus, même si on peut déjà s’occuper davantage. Bref, à part se baigner et dépenser son argent en mojitos, il n’y a pas grand chose à faire.

Conclusion ? N’y. allez. pas.

Ce post n’est pas réalisé en partenariat avec l’office du tourisme croate.

L’update de 2026…

7 ans plus tard, retour en Croatie. Hasard du trajet plus que volonté d’y retourner, notre destination étant la Bosnie. Plitvicka était sur le chemin, nous avons eu envie d’y aller avec notre fille. C’était chouette. Et puis nous avons visité des grottes (assez moches). C’était chouette quand même. Et puis nous avons trouvé des spots sympas. C’était chouette aussi. Et une petite ferme. Chouette. En plus les gens étaient sympas. Bref, nous sommes restés une petite semaine dans les terres, et c’était agréable.

Conclusion : comme quoi, il faut parfois laisser une seconde chance et ne pas se fermer. Notre brève escapade en Croatie, version 2026, m’a presque réconcilié avec ce pays de merde.

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