Visiter Tallinn, c’est se retrouver dans un monde où Mickey se serait reproduit avec Lénine. Tout en gardant son passé soviétique, le centre a été richement rénové et les bâtisses sont impeccables.
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Le recap de la flemme
On fait quoi ? On regarde pas mal l’architecture et on fait quelques visites.
Combien de temps ? Une à deux journées pour voir l’essentiel. Une semaine si vous souhaitez explorer les quartiers.
Combien ? Comme dans toute l’Estonie, il ne faut pas s’attendre à un pays peu cher. Pour faire un plein de courses, manger sur le pouce ou faire des sorties, on est sur les mêmes prix qu’en France.
Une note ? 3.5/5. C’est cool. C’est beau. Voilà.
À voir, à faire
Dans Tallinn, on trouve des quartiers éclectiques, des ruelles médiévales (la rue Katariina Kaik), des coins gentrifiés à la mode… Il suffit de marcher. Le centre historique est assez incroyablement bien restauré : les bâtiments multicolores sont impeccables. La place de l’Hôtel de ville est l’un des lieux les plus vivants.






Côté foi, la cathédrale Alexander Nevski en impose de l’extérieur. Même chose pour l’église St-Olaf. Pas grand intérêt de l’intérieur, c’est sobre, mais son clocher de 159 mètres est impressionnant.




Le marché Depoo vaut une balade pour l’ambiance. Envie de faire des emplettes ? C’est ok si on a braqué une banque avant de venir : les prix sont prohibitifs. Bon j’en rajoute un peu, mais c’est quand même pas à destination des clodos du coin.
On y trouve de l’alimentaire, de la street-food comme des restaurants (un restaurant dans d’anciens wagons, un autre dans un bus), du street-art, un nombre hallucinant de brocanteurs… De quoi se perdre quelques heures dans des vestiges à la mode CCCP.







La prison abandonnée de Patarei se visite quant à elle librement et gratuitement de l’extérieur (l’intérieur est en cours de rénovation). Rien de fou mais s’y rendre est l’occasion de faire un tour en bord de mer et de traverser l’ancien quartier de pêcheurs de Kalamaja. Mignon à parcourir et très peu touristique.




En s’éloignant, on peut explorer les quartiers. Il faut s’attendre à voir exactement ce que l’on peut s’attendre à voir dans des quartiers d’immeubles des années 70 à 90, construits en pleine aire soviétique. C’est brut, rectangle, austère, voire décrépit. Mais de la nouveauté égaye par ci par là les lieux. Comme des saunas gratuits au bout d’une belle jetée fréquentée par des pêcheurs, près de la plage de Harku.
En fait, Tallinn, c’est grand, cela ne se limite pas au centre historique. Il y a plusieurs plages, plusieurs arrondissements très différents, on pourrait certainement passer une semaine à explorer et prendre le pouls de la ville.
Enfin, je dis ça, mais je me suis cassée au bout de deux jours.
Envie de découvrir l’Estonie ? Bonne idée. J’ai eu la même. Du coup y’a un article sur le sujet.
Mais aussi…
Plusieurs attractions payantes peuvent sûrement valoir le détour : le musée du KGB, au dernier étage de l’hôtel Viru, dont l’histoire est étonnante (à ne pas confondre avec le KGB museum, nom identique mais pur attrape touristes) ou encore la tour de télévision, un peu plus éloignée du centre cependant. Mais c’est cher : 18€ par personne et par visite. Pour info il existe une Tallinn card, qui offre des réductions, à voir à l’office de tourisme dans le centre ville. Je n’ai pas creusé le sujet. Chacun sa merde.
Où se stationner ?
Si vous êtes véhiculé et que vous voulez vous garer dans Talinn, voiture ou camping-car, il existe une petite friche, collée à l’hypercentre, où le stationnement est gratuit. L’ambiance est très rassurante. Pas mal de passage, pas craignos du tout. Nous y sommes restés deux nuits sans problème. Plein en fin de journée en revanche, mieux vaut arriver tôt (c’est presque vide le matin, et il reste de la place l’après-midi). L’adresse : 2/2 pöhja puiestee, 10412 Tallinn. Une pépite.
Idée cadeau
Que ramener à votre papa / tatie Jacqueline / votre fiancée ? Et pourquoi pas une ravissante paire de chaussons tête de chats, vus dans une vitrine à Talinn ? Seulement 60€, à ce prix là on aurait tort de se priver. On en prend même deux paires.

Celui qui me dit que cet article manque de photos, je le flingue.


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