Je me rends compte que je fais pas mal d’articles super négatifs sur la vanlife. Ne croyez pas que je veux vous dissuader. Mais du coup en voici un autre.
5 – Terminer sur une mini route
Se perdre semble impossible à l’heure des GPS et des portables. Mais parfois, le GPS veut partir en promenade. Disons les choses comme elles sont : Google Maps, c’est de la merde en bâtonnet. Si je pouvais cracher dessus, je le ferais. Mais j’ai pas envie de cracher sur mon téléphone.
Je ne compte plus le nombre INCALCULABLE de fois ou cet enfoiré a décidé, sans aucune raison, de nous faire prendre des mini routes, des chemins de terre, des routes agricoles, de nous faire traverser des lotissements, alors qu’on aurait juste pu aller (ou continuer) sur un axe majeur.

C’est bien simple, au moins une fois sur quatre, il nous fait prendre des raccourcis à la con. Et quand je dis raccourcis, je suis gentille. Car parfois, ses raccourcis allongent considérablement le trajet.

Je passe sur la fois où il nous a fait traverser un terrain de golf, sur celle où il nous faisait gravir une horrible pente de plusieurs kilomètres en terre… alors qu’une départementale était à côté (on a fait demi-tour, ça n’était plus praticable), ou sur la fois ou j’ai décidé de tourner à gauche plutôt qu’à droite (où il voulait que j’aille) et ou on a gagné instantanément 20 MINUTES sur le trajet !
Avant de voyager en camping-car, j’étais persuadée du sérieux du truc. Je suis tombée de haut.
C’est comme Chat GPT qui trouve marrant de te faire le pire des itinéraires quand tu lui demandes d’optimiser tes déplacements entre 15 points. Et qui te dit « ah oui, oups » quand tu le lui dis. Mais qui te redonne un itinéraire complètement vérolé dans la foulée.
Connard. Crève.
4 – La diagonale du vide
Des jours et des jours et des jours à se faire chier. Voilà ce qu’est la diagonale du vide : un long trajet que l’on doit faire pour aller là où on veut aller, le long duquel il n’y a RIEN à faire.
Je ne dis pas que je veux visiter Chambord et le Taj Mahal toutes les semaines, mais quand il fait un temps dégueulasse et qu’il y a 0 point d’intérêt, les journées sont longues.
3 – La panne
Le véhicule est en panne. Loose. J’entends d’ici les connards habituels : « dans un an tu en riras« . Possible. Mais en attendant je suis dans la merde, je n’en ai rien à foutre de l’année prochaine.

La panne, c’est l’enfer. Parce qu’on ne parle pas juste d’un véhicule en panne. On parle de sa maison. C’est se retrouver à la porte de chez soi du jour au lendemain. Ou dans un véhicule peu roulant. Imaginez l’horreur.
On dort où ? On fait quoi en attendant ? Où est-ce qu’on met nos affaires ?

2 – L’accident
Accrochage ou autre, l’accident est une plaie. Remplir un constat, contacter son assurance, et puis on peut y ajouter les inconvénients de la panne (si des réparations sont nécessaires), voire des dommages corporels. Bref, l’accident mérite bien sa place à la seconde place du classement.

Pour l’anecdote, j’ai eu un accrochage une fois durant notre périple. À Colmar. À un feu, je relâche mon pied du frein et le camping-car recule à 0,01 km/h dans une voiture qui était collée derrière pile dans mon angle mort. Je ne sens aucun choc mais le mec m’assure que j’ai touché. Ok, je descends. Je regarde sa voiture. Je ne vois RIEN. Alors je me dis bon ben cool, je m’excuse et fin de l’histoire.
Easy.
Mais le mec me fait : « j’avais pas ça avant« . Et il me montre… une mini rayure sur le bas du pare choc en plastique de sa Polo (qui avait par ailleurs une aile défoncée).

Il ajoute : « alors on fait quoi ?« . Bah on fait un constat.
« Bah si vous voulez mais vous êtes en tort hein« . Bah je m’en doute. Je crois que le mec a cru que j’allais lui filer 100 balles et lui serrer la main. Bah non.
20 ans de permis, jamais d’accident, premier constat pour une rayure superficielle de 1 cm. Les boules. Ça m’a fait chier. Mais quand même, j’aimerais le voir aller chez son garagiste pour lui expliquer qu’il veut un devis pour ça. Et voir la tête du garagiste.
En attendant, mon joker a sauté pour cette merde.
1 – Mourir
Difficile de faire pire que mourir.
Enfin, y’a écraser quelqu’un, aussi.
Ou se blesser.
Ou blesser quelqu’un.
Mais bon, avec tout ça il aurait fallu faire 10 paragraphes, ça aurait été répétitif.
Flemme.

