Chat : guide du voyageur à 4 pattes

Chat : guide du voyageur à 4 pattes
Coucou petite perruche.

Nous aurions pu l’abandonner sur une aire d’autoroute, l’enfermer dans un micro-ondes ou le vendre à une boucherie coréenne. Mais nous sommes des gens respectables, alors nous sommes partis avec Didi, notre chat.

Temps de lecture : 5 minutes

Vivre de façon nomade avec un chat, c’est se rajouter de la contrainte à une vie qui en a déjà pas mal. Genre… vivre dans 10m², déjà. Mais quand on a un animal, on s’en occupe. Il était donc inconcevable de partir sans elle. Notre second chat aurait également été du voyage s’il n’était pas mort juste avant.
Voilà, je voulais juste plomber l’ambiance.

Où dormir ?

Chacun a besoin d’avoir son espace, chat compris. Sauf que dans un camping-car de 6 mètres de long, l’espace, on en a vite fait le tour. Je pensais initialement lui faire un petit parcours en hauteur, lui aménager un placard haut pour qu’elle vienne s’y reposer… Finalement, j’ai préféré garder les placards pour ranger mes habits et mes vernis à ongles. Hinhin.


Du coup : un gros plaid contre le pare-brise (au soleil, bonheur), et elle squatte aussi le lit, les banquettes et le siège conducteur. Partout en fait.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas évident de trouver des croquettes de qualité dans tous les pays traversés. J’ai toujours un paquet d’avance. Didi change de croquettes chaque mois puisque chaque pays a ses propres références, et visiblement pas de problème pour elle. Ni pour le bébé d’ailleurs, qui en boulotte régulièrement.

Je ne vois pas pourquoi je m’emmerde à cuisiner, un bon paquet de Friskies et tout le monde serait content.

Bon appétit.

La météo ?

La plus grande angoisse quand on part avec son animal en camping-car (au-delà de le perdre), c’est la température dans le véhicule. En hiver c’est facile : il suffit de laisser un peu de chauffage, et on part toute la journée si on veut. Mais en été, sous des températures caniculaires, c’est une autre histoire. Nous avons eu le problème en Espagne et au Portugal, où il faisait déjà 35 degrés fin avril. L’occasion d’investir dans un bloc ventilateur rafraichissant. On ne va pas se mentir : ça ne suffit pas.

À moins d’avoir une clim (et donc d’être branché au 220V en continu car ça consomme énormément), il n’y a aucune solution. Il faut chercher des places à l’ombre (bonne chance en Espagne), laisser les lanterneaux ouverts, éventuellement laisser une serviette humide à l’animal, et ne pas s’absenter plus de 2h. Youpi.

La litière ?

Nous avons sacrifié l’un des deux placards de la cuisine pour mettre sa litière. Pas le choix, il lui fallait un espace dédié, pour sa tranquillité déjà, mais aussi pour éviter que le bébé vienne manger ses crottes. Dès fois qu’il aurait trouvé ça appétissant.

Tkt, je préfère les croquettes.

Du coup on a vidé le placard, découpé une chatière dans la porte, et voilà le travail. Quand je dis « on », c’est Julien. D’où le running gag de Julien : « si on abandonne le petit chat, tu récupères un placard pour les courses et la vaisselle. Ahah. AHAHAH. ».
Je ne l’ai pas épousé pour son sens de l’humour.
Mais regardez comme il bricole bien.

La chatière se trouve à droite de la fourchette, sous le ramequin sale entouré de deux cuillères.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Quand j’ai adopté Didi, je l’ai habituée à revenir quand on l’appelle.
Avec des électrochocs. Oh, je plaisante.
Je donnais juste des coups de pied. Oh ça va, elle aimait bien.

Le petit chat en promenade.

Didi a le droit de sortir du camping-car. Évidemment, pas en pleine ville sur un grand boulevard. Mais au-delà de deux jours sans sortie, on cherche un spot spécifiquement pour qu’elle puisse sortir. Elle fait son tour, et elle revient généralement d’elle-même (au bout de 2h en été, ou 15 mn en hiver. Bizarrement ça gambade moins quand il fait -3°C dehors).
Le reste du temps est similaire au planning qu’elle avait quand nous avions une maison en dur : elle dort.

Photo prise en live.

Bien entendu, ça reste un chat. Parfois elle estime qu’elle mérite de rester plus longtemps dehors et refuse de revenir. Elle nous a fait le coup 4 ou 5 fois. La dernière fois était mémorable. Une journée au camping. On doit partir avant 12h, sinon c’est 25 balles.

9h15, Didi sort.

10h, on l’appelle.

10h30, on la cherche.

11h15, on la maudit.

11h20, elle est de retour sous le camping-car… Et finalement a peur de se faire engueuler et va se planquer sous un immense mobil-home. Quel est le projet ? Mystère. Finir ses jours sous le mobil-home en mangeant des cailloux peut-être.

12h, Julien tape contre le bardage bas du mobil-home.

12h10, le petit chat est de retour au pied des marches. Il me regarde. Je le regarde. Elle rentre sans moufter. Je n’ai pas dit un mot. On ne l’a plus vue de la journée.

Et la santé ?

Avant de partir, Didi a eu ses vaccins et son passeport. Nous n’avons jamais eu de gros pépin (et je croise les doigts pour que cela dure), mais il y a des vétérinaires dans le monde entier. En Pologne, elle a eu besoin d’un traitement. Je me suis pointée avec mon chat, c’était bon en moins d’une heure. 30€ la consultation ET les médocs, c’est sûr que ça contraste avec les tarifs français.
Pour le moment nous sommes en Europe, nous n’avons eu aucun contrôle particulier, pas même en Norvège (hors UE). Mais certains pays, comme la Turquie, demandent un tirage antirabique très récent (de l’ordre de 48h avant l’entrée dans le pays), pour s’assurer que le chat est vacciné efficacement contre la rage.

En camping-car, le chat est une attraction. Quand Didi s’installe derrière le pare-brise, les gens s’arrêtent et essayent de capter son attention, font des sourires. Ils croient peut-être que le chat va leur faire coucou de la patte. Les naïfs. Didi leur répond de son air le plus indifférent, un brin de mépris au fond de l’œil.

Bref, un chat.

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